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Je le regardais encore descendre la rue, m’amusant de l’étrangeté de sa démarche, quand le révérend Caleb Dane Calthrop sortit de l’église.
Il me salua et vint vers moi.
— Bonjour, monsieur… monsieur…
Je vins à son aide.
— Burton !
— Mais oui, Burton ! N’allez pas croire que j’avais oublié votre nom ! Il m’échappait, simplement. Belle journée !
— Oui.
Il me dévisagea.
— Vous n’en paraissez pas convaincu ? reprit-il. C’est vrai !… Il y a la mort de cette malheureuse enfant qui était au service de Symmington. Je dois confesser, monsieur Burton, que je ne puis pas croire qu’il y ait un meurtrier dans le pays !
— Cela paraît fantastique, en effet !
Il se pencha vers moi, baissant la voix.
— J’ai aussi vaguement entendu parler d’autre chose. Il paraîtrait qu’on aurait envoyé des lettres anonymes. Avez-vous eu connaissance de ce bruit ?
— On m’en a parlé…
— La lettre anonyme est une infamie.
Une interminable citation latine suivit.
— Ces vers d’Horace, conclut-il, sont toujours vrais. C’est bien votre avis ?
— Oh ! dis-je. Absolument !